Questions et réponses


Haut de page Qu’est-ce qu’un fonds commun de placement?

Un fonds commun de placement est un organisme de placement collectif (OPC) qui œuvre pour le compte de personnes ayant des objectifs de placement similaires. Lorsque vous investissez dans un fonds commun de placement, votre argent est mis en commun avec celui de nombreux autres épargnants. Un gestionnaire professionnel investit ensuite cet argent pour tout le groupe. Les épargnants partagent le revenu, les dépenses, les gains et les pertes du fonds commun de placement proportionnellement à leur participation.

Haut de page Qui est responsable des décisions d’investissement d’un fonds commun de placement?

Cette responsabilité repose sur le gestionnaire institutionnel du fonds. Ce gestionnaire est un professionnel du domaine de la finance qui porte toute son attention sur les marchés financiers. Il garde d’ailleurs un contact constant avec les différents intervenants présents sur les marchés financiers. Sa compétence et son expérience font en sorte que l’on profite d’une gestion professionnelle. Un gestionnaire doit posséder une formation poussée (économiste, CFA, MBA en finances) qui certifie sa compétence et sa maîtrise des marchés financiers. Il est à noter que tout ce qui a trait au service à la clientèle (distribution de produits financiers, questions des clients, etc.) ne relève pas du gestionnaire, mais du conseiller financier. Et c’est tant mieux. En effet, qui surveillerait les marchés financiers s’il avait à répondre aux questions des clients ?

Haut de page Quels sont les frais liés à un fonds commun de placement?

Tous les fonds s’accompagnent d’honoraires de gestion, qui représentent un pourcentage de votre placement et varient selon le fonds. Ces honoraires représentent la rémunération de l’administrateur du fonds et servent, entre autres, à payer le gestionnaire de portefeuille, le fiduciaire, le vérificateur, la préparation et l’impression des relevés et des états financiers, du prospectus simplifié, etc. De plus, c’est avec ces honoraires que l’administrateur rémunère le conseiller qui vous sert, soit à salaire ou selon les commissions versées. Si vous payez des honoraires de gestion dans un fonds commun de placements, c’est pour profiter d’une gestion professionnelle et continue de vos investissements.

Haut de page Quels sont les avantages d’acheter des fonds sans commission?

Puisque les fonds vendus sans commission ne comportent habituellement pas de frais de sortie, en investissant dans un tel fonds, vous vous retrouvez plus libre de profiter de vos investissements. De plus, en achetant des fonds sans commission, vous vous assurez de l’objectivité à long terme des conseils que vous recevrez. En effet, la seule rémunération du conseiller avec ce type de fonds est, soit un salaire, soit une partie des honoraires de gestion. Il sera donc rémunéré tant et aussi longtemps que l’investisseur détient le fonds et aura tout avantage à vous conseiller un fonds parfaitement adapté à vos besoins.

Haut de page Que représentent les rendements que publient les compagnies de fonds communs de placements?

Ces rendements représentent les performances passées des fonds sur différentes périodes de temps (la dernière année, les derniers 2 ans, 3 ans, 5 ans, etc.). Toutefois, les taux présentés ne garantissent pas les résultats futurs. On peut y voir une indication de la qualité d’un fonds en comparant ses rendements à ceux des autres fonds de même catégorie. Il faut par contre savoir que ces statistiques peuvent être trompeuses. En effet, afin de juger de la qualité d’un fonds ou d’un gestionnaire, les rendements moyens obtenus ne suffisent pas. Il faut aussi tenir compte du niveau de risque et des fluctuations dans les rendements annuels. Considérons deux fonds qui obtiendraient les rendements annuels suivants :

  Année 1 Année 2 Année 3 Année 4 Année 5 Moyenne
5 ans
Fonds A 25,7% -10,0% 25,7% -10,0% 25,7% 10,0%
Fonds B 10,0% 10,0% 10,0% 10,0% 10,0% 10,0%

Ces deux fonds ont le même rendement moyen sur 5 ans. Mais le fonds B présente un historique beaucoup plus stable comparativement au fonds A. Lequel préféreriez-vous ?

Haut de page Quels sont les risques des fonds communs de placement?

Tous les fonds communs de placement comportent des risques, soit la possibilité de perdre de l’argent ou de réaliser peu de gain sur un placement. Généralement, plus le rendement prévu d’un placement est élevé, plus le risque est élevé.

Actions : Les fonds communs qui investissent principalement dans des actions comportent des niveaux de risque variables selon la nature de leurs objectifs, de leurs styles et de leurs stratégies de placement. Par exemple, les fonds qui investissent dans des actions de croissance peuvent être plus volatils que les fonds qui investissent dans des actions de valeur et être moins volatils que des fonds qui effectuent des placements axés sur les sociétés à petite capitalisation. Le style de placement constitue donc la force motrice derrière le rendement et influence la volatilité du fonds et par conséquent le niveau de risque. Sachez également que les fonds communs de placement en actions ne sont pas tous pareils. Ils peuvent être relativement conservateurs ou extrêmement dynamiques et donc plus risqués.

Obligations (revenu fixe)   : Les fonds communs de placement qui investissent principalement dans des titres à revenu fixe seront surtout affectés par la fluctuation des taux d’intérêt et les cotes de crédit des différents émetteurs. De façon générale, le prix des obligations est plus stable que celui des actions, mais la valeur des obligations peut aussi fluctuer à la hausse ou à la baisse, normalement de façon contraire à l ’ évolution des taux d’intérêt. Les fonds d’obligations présentent l’avantage de fournir un flux de revenu continu, mais n’ont habituellement pas le potentiel de croissance des fonds d’actions.

Placement étranger   : En plus des risques mentionnés précédemment, les fonds communs de placement qui investissent dans des titres d’émetteurs étrangers seront affectés par des facteurs économiques mondiaux et, dans de nombreux cas, par la valeur du dollar canadien par rapport aux autres devises étrangères. Les renseignements sur les émetteurs étrangers peuvent être incomplets et ne pas être soumis aux normes et pratiques uniformes et détaillées en matière de comptabilité, de vérification et d’informations financières et aux autres exigences d’information en vigueur au Canada. Certains marchés boursiers étrangers peuvent être volatils ou moins liquides. D’autres facteurs mondiaux peuvent également faire en sorte que les cours du fonds fluctuent de manière plus importante que si les fonds limitaient leurs placements à des titres canadiens.

Spécialisation : Certains fonds peuvent avoir comme mandat d’investir dans un secteur spécifique de l’économie. Lorsqu’un fonds se spécialise de cette façon, il a tendance à être plus volatil. Les titres d’un secteur peuvent être influencés par les mêmes événements ou situations, ce qui diminue l’avantage de la diversification et peut augmenter le risque.

Haut de page Est-il possible de réduire le risque?

Dès que vous prenez la décision d’investir dans des marchés volatils, vous vous exposez à un risque financier. Il existe toutefois une technique visant à vous protéger contre une baisse subite des marchés. Il s’agit de l’investissement progressif.

L’investissement progressif est une technique consistant à investir ses actifs dans un fonds commun de placements par tranches successives plutôt qu’en un seul montant. Par exemple, si vous décidiez d’investir 20 000 $ dans le marché boursier, vous pourriez commencer par investir 5 000 $ dans un fonds d’actions et 15 000 $ dans un fonds du marché monétaire. Vous pourriez ensuite, pendant trois mois successifs, transférer 5 000 $ du fonds du marché monétaire vers le fonds d’actions. Dans cet exemple, si au bout d’un mois et demi, le marché boursier se corrigeait et perdait 10%, seule une moitié de votre portefeuille serait affectée. Évidemment, si le marché boursier s’appréciait de 10%, vous ne profiteriez que d’une partie de ce rendement. C’est le prix à payer pour une plus grande sécurité de vos investissements.

Haut de page Est-ce que le capital investi dans un fonds commun de placements est garanti par la Société d’assurance dépôts du Canada (protection de 60 000 $)?

Contrairement aux dépôts à terme ou aux certificats de dépôts garantis (CPG), les investissements dans les fonds communs de placements ne sont pas couverts par l’assurance dépôts. Il faut comprendre que cette garantie existe afin de protéger vos dépôts en cas de faillite de votre institution financière. Cette protection n’est donc pas nécessaire pour les fonds communs de placements puisque ceux-ci sont constitués généralement en fiducie, dont les seuls propriétaires sont les détenteurs de parts (les investisseurs). Les fonds étant des entités distinctes de l’institution financière qui les distribue, la situation financière de cette dernière ne peut en rien affecter celle des fonds.

La qualité des titres détenus par le fonds dans lequel vous investissez représente le meilleur gage de protection de votre capital. Ainsi, il est raisonnable de croire qu’un fonds qui n’investirait que dans des titres de grande capitalisation (autrefois appelés des “blue chips”) comme les banques ou des obligations garanties par les gouvernements protégerait mieux votre capital qu’un autre qui n’investirait que dans des petites entreprises encore mal établies ou encore dans des obligations corporatives. Évidemment, la grande diversification que vous offre un fonds commun de placements vous protège également des risques de pertes à long terme, tous vos œufs n’étant pas dans le même panier.

Haut de page Comment choisir un fonds de placement?

Il existe plus de 4 000 fonds communs de placements au Canada. L’exercice de trouver celui qui vous convient peut donc s’avérer complexe et ardu. Par contre, un tel éventail de fonds vous assure pratiquement de trouver un fonds bien adapté à vos besoins. Il s’agit de trouver le fonds dont la philosophie de placements correspond à la vôtre, que vous soyez un investisseur très dynamique ou très conservateur. Il vous faudra aussi choisir le fonds qui vous permettra d’atteindre vos objectifs en matière d’épargne. Bref, l’exercice du choix d’un fonds devrait commencer par un questionnement de vos besoins (consultez à cet effet notre section Votre profil d’investisseur). Enfin, il importe aussi de considérer à la fois les rendements des fonds et le risque qui leur est associé, ces deux données étant indissociables.

Haut de page Les fonds d’une même catégorie sont-ils tous semblables?

Non. Quand vient le temps de comparer deux fonds de même catégorie, il ne suffit pas de comparer leurs rendements. En effet, des différences importantes peuvent exister au niveau des politiques de placements, philosophies de gestion, des frais et honoraires exigibles, des pénalités de sorties, etc.

Au niveau des politiques de placements, par exemple, un fonds équilibré pourrait avoir comme objectif d’avoir 75% de ses actifs investis en bourse contre 25% en obligations, et un autre 75% en obligations et 25% en bourse. Il est clair que, dans cet exemple, ces deux fonds différeront tant au niveau des rendements qu’au niveau du risque auquel vous vous exposez.

Il s’agit de la même chose au niveau des philosophies de placements. Par exemple, un fonds d’actions canadiennes pourrait investir massivement dans des compagnies dites à petite capitalisation donc plus risquées, et un autre pourrait ne privilégier que les grandes entreprises solides et bien établies.

Les pénalités de sortie sont aussi importantes à considérer, puisqu’elles vous privent de flexibilité. En effet, si vous êtes mécontent du rendement de votre fonds, mais qu’il vous en coûte de 3% à 6% pour effectuer un retrait ou un transfert, vous pourriez ne pas pouvoir corriger la situation.

Bref, quand vient le temps de comparer deux fonds de même catégorie, vous devez aller plus loin que les rendements.

Haut de page Pour diversifier, est-il préférable d’opter pour un fonds équilibré ou pour un portefeuille de plusieurs fonds spécialisés?

Vous pourriez vous bâtir un portefeuille de fonds afin d’avoir vos actifs investis dans différents marchés (boursier, obligataire, etc.) et vous retrouver avec la même répartition qu’un fonds équilibré particulier. Ces deux options peuvent sembler équivalentes, mais en réalité elles ne le sont pas.

Avec un investissement dans un fonds équilibré, vous profitez d’une gestion active de votre portefeuille. Le gestionnaire peut ajuster la répartition de ce dernier quotidiennement selon les caractéristiques des marchés financiers et les occasions d’investissement qui se présentent. Vous profitez ainsi d’une gestion active et professionnelle autant pour la répartition de vos actifs que pour le choix des titres dans chaque catégorie. Avec un portefeuille de fonds spécialisés, vous ne pourriez profiter de la gestion professionnelle de votre répartition d’actifs.

Par exemple, si votre portefeuille se compose de 20 % d’actions canadiennes, il pourrait être très avantageux, après une correction des marchés boursiers, d’augmenter la proportion d’actions canadiennes que vous détenez. Sous l’option des fonds spécialisés, il vous faudrait, après avoir établi le meilleur moment d’agir, vendre une partie d’un autre fonds afin d’acheter des actions canadiennes. Dans le cas d’un fonds équilibré, le gestionnaire, souvent plus à même d’établir le moment optimal de par son expérience et sa connaissance des marchés financiers, ajustera automatiquement la répartition du fonds et par le fait même, celle de votre portefeuille.

Haut de page Quelles sont les incidences fiscales des fonds communs de placement sur les épargnants?

Un fonds commun de placement ne paiera pas d’impôt s’il distribue à ses investisseurs la totalité du revenu net de placement et des gains en capital nets réalisés durant l’exercice. Lorsque vous investissez dans un fonds, vous pourriez avoir à payer de l’impôt sur deux sources de revenu: les distributions effectuées par le fonds et la variation entre la valeur de votre fonds à l’achat et à la vente (gains en capital).

Si vous détenez votre fonds dans le cadre d’un régime enregistré (REER, FERR, FRV, CRI, etc.), vous ne paierez pas d’impôt sur les distributions du fonds ou sur les gains en capital. Par contre, les sommes retirées d’un REER ou d’un FERR sont imposables.

Si vous détenez votre fonds dans le cadre d’un régime non enregistré, vous devez payer l’impôt sur l’ensemble des distributions de revenus et de gains en capital nets versés par le fonds, qu’elles vous aient été versées en espèces ou que vous les ayez réinvesties dans les parts d’un fonds. Vous devez aussi inclure dans votre déclaration de revenus la partie imposable des gains en capital nets que vous avez réalisés.